| Le site de VAT PHU |
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Des inscriptions du Vème et VIème siécle mentionnent un temple dans la montagne, contemporain de la création de la ville, mais celui-ci a disparu, remplacé par l'ensemble religieux que l'on voit maintenant et qui fut construit dans la première partie du XIème siècle, avec quelques ajouts et reconstructions au XIIème et XIIIème siècle.
L'ensemble est orienté selon un axe Est-Ouest, et depuis la plaine escalade le flanc de la montagne pour aboutir au sanctuaire, situé sur une terrasse au pied de la falaise où coule la source sacrée.
Le site principal de Vat PhuVenant de la plaine, on rencontre d'abord deux grands barays, lacs artificiels à fonction religieuse et pratique (ils représentent l'océan qui entoure la terre et servent de réservoir), puis une terrasse en grès. Une allée bordée de bornes conduit ensuite à une vaste esplanade sur laquelle se font face deux bâtiments (en grés et latérite) aux frontons magnifiquement sculptés, du début du XIème siècle (période de Koh Ker). La fonction de ces bâtiments quadrangulaire reste encore aujourd'hui mal définie. L'appellation traditionnelle de "palais des hommes" et "palais des femmes" est sans fondement scientifique.
Les terrassesLe premier escalier donne accès à une terrasse allongée, soutenue par des gradins, et à un deuxième escalier au pied duquel deux petits bâtiments (XIIIème siècle) aujourd'hui détruits contenaient chacun un Dvarapala (gardien de porte). Celui du Nord a été relevé, il tient une massue et pause l'autre main en signe de respect sur la poitrine. L'histoire locale en fait la représentation du roi légendaire Kammatha, à qui l'on attribue la construction de Vat Phu. Du haut du deuxième escalier part une longue chaussée en pente construite en dalle de grès, qui aboutit à un troisième escalier. Celui-ci donne accès à l'avant-dernière terrasse qui supporte six édicules de briques ruinées. Elles contenaient des représentations de Shiva sous forme de Linga.
Le sanctuaireLe sanctuaire est composé d'un avant-corps (salle hypostyle) en grès, accessible par trois portes (Sud, Est, Nord), et, à l'arrière d'une cella de briques, qui abritait un Linga, lequel fut vraisemblablement, à une certaine époque, ondoyé en permanence par l'eau amenée de la source. Elle arivait par un orifice percé dans le mur Ouest et était évacuée par un conduit de pierre (somasutra) traversant le mur Nord. Notons que cet ondoiement permanent du Linga est un fait unique dans la religion hindhouiste khmère, et donne au sanctuaire de Vat Phu son caractère exceptionnel. Les murs extérieurs de l'avant-corps présentent des Dvarapala (gardiens de portes) et des Devata (divinités féminines mineures). Toutes les portes sont surmontées de frontons et de linteaux sculptés, représentant surtout Krisna (un avatar de Vishnou), mais aussi Indra, Vishnou, Shiva ascète et des scènes du Ramayana. Le sanctuaire a été transformé en temple bouddhiste et contient trois récentes effigies de Bouddha, qui obturent l'accès central de la cella.
La source sacrée
Derrière la portique à degrés se trouve l'espace de la source. La montagne forme à cet endroit un abri sous-roche dont le plafond laisse sourdre la source sacrée. Des fouilles (P.R.A.L. 1991-1993) ont révélé plusieurs aménagements architecturaux successifs de cette zone (ces aménagements ne sont actuellement pas visible), toutes les tranchées de fouilles ayant été rebouchées par mesure de protection). Cette zone forme un ensemble clos, entièrement occupé par des dispositifs liés à la collecte et l'adduction des eaux vers le sanctuaire. Ce type d'aménagement, qui n'est attesté dans aucun autre sanctuaire khmer, fait la très grande originalité de Vat Phu. Un petit temple en grés et brique (XIème siècle), en partie encastré sous la falaise, sacralisait l'eau de la source, et contenait probablement un Linga. Derrière ce petit temple, sous la falaise, furent trouvées des statuettes khmères en bronze de Vishnou et d'une divinité féminine, ainsi que des effigies de Bouddha plus tardives. Les eaux de la source étaient receuillies dans des bassins de grès vert et de briques et, au moins dans le dernier état architectural (XIIIème siècle), amenées au sanctuaire par un aqueduc de grès vert sur colonnettes. Celui-ci descendait la pente sur une galerie à plusieurs paliers, franchissait la porte du portique grâce à une ouverture percée sur le côté, puis arrivé sur la terrasse, tournait vers le nord pour aboutir à l'arrière du sanctuaire, en face de l'orifice d'adduction. Plusieurs socles retrouvés autour de la source attestent la présence de statues maintenant disparues (probablement des effigies de Shiva ou des Lingas). De nombreux éléments lapidaires antérieurs au XIème siècle et réemployés dans les derniers aménagements montrent l'ancienneté de l'occupation.
Au nord
Au nord du sanctuaire se trouvent des bâtiments monastiques modernes, et plus au Nord, dans un éboulis de rochers, on peut voir des blocs sculptés (éléphant, crocodile, serpents) certainement postérieurs au XIIIème siècle, et les restes de cellules de méditation en grès (socles, parois, plafonds monolithes) beaucoup plus anciennes (peut-être VIIème siècle).
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Nuits de la pleine Lune
Le 6 Avril 2012
Festival de Vat Phu
Du 5 au 7 février 2012
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